Aliko Dangote : « Ça me fait mal de voir… » ; Le milliardaire lance un message très impactant

Aliko Dangote, président du Dangote Group et homme le plus riche d’Afrique, a lancé un appel fort aux élites nigérianes : réorienter les dépenses consacrées aux biens de luxe vers des investissements industriels capables de créer des emplois et de soutenir le développement national.

Un appel à la responsabilité économique des plus fortunés

Dans une interview récente, Dangote a critiqué la montée du consumérisme parmi les riches Nigérians. Il a rappelé que la croissance du pays repose avant tout sur l’engagement actif des investisseurs locaux.

« Si vous avez de l’argent pour acheter une Rolls-Royce, utilisez plutôt ces fonds pour créer une industrie dans votre localité ou dans une zone qui a besoin de développement », a-t-il déclaré.

Le luxe ostentatoire : un frein au développement national

Le milliardaire a fustigé la multiplication des jets privés au Nigeria, symbole selon lui d’un déséquilibre dans les priorités économiques. Les aéroports, notamment à Lagos et Abuja, sont remplis d’appareils privés qui, selon Dangote, représentent des capitaux immobilisés qui pourraient financer des infrastructures productives.

« Ça me fait mal de voir les parkings d’aéroports remplis de jets privés. Cet argent pourrait servir à construire des industries créatrices d’emplois », a-t-il ajouté.

Une population en forte croissance qui nécessite des investissements urgents

Dangote a également attiré l’attention sur la démographie nigériane, qui augmente d’environ 7,8 millions de personnes par an. Une croissance qui impose des investissements massifs dans :

  • les infrastructures,

  • l’énergie,

  • les services essentiels.

Il estime que le gouvernement et le secteur privé doivent agir rapidement pour répondre aux besoins futurs.

Fiscalité : une obligation civique pour les entreprises

Même s’il reconnaît que la charge fiscale est élevée, Dangote souligne que les entreprises doivent participer au financement du développement national :

« Pour une entreprise comme la nôtre, les taxes sont importantes, mais nous les acceptons. Quand on opère ici, le gouvernement est le principal partenaire. Nous devons payer nos dues pour garantir l’éducation et les opportunités de nos enfants. Le développement est un partenariat. »

Priorité au capital local avant les investisseurs étrangers

Dangote a exhorté les Nigérians à miser davantage sur l’investissement domestique. Aucun investisseur étranger, selon lui, ne s’engagera durablement dans le pays sans une réelle participation locale.

« Ce qui attire les investissements, ce sont des politiques cohérentes et le respect de l’État de droit », a-t-il affirmé.

Leçons tirées du secteur textile : la nécessité d’industrialiser le pays

Revenant sur son expérience dans l’industrie textile, Dangote a rappelé une décision qui avait marqué son groupe : le licenciement de 7 000 employés en une seule journée, faute de conditions favorables au secteur.

Un épisode douloureux qui a renforcé sa conviction : sans industrialisation, le Nigeria ne pourra pas assurer une croissance durable pour les générations futures.

Conclusion : un plaidoyer pour une révolution industrielle nigériane

À travers cet appel, Aliko Dangote invite les élites économiques du pays à faire preuve de responsabilité et à contribuer activement au redressement industriel du Nigeria. L’enjeu est clair : transformer la richesse privée en moteur de développement national et créer les conditions d’un avenir prospère pour une population en expansion rapide.


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