Le monde de Nollywood est à nouveau secoué par un conflit majeur entre deux de ses figures emblématiques : Angela Okorie et Mercy Johnson. Ce qui a commencé comme une querelle publique sur les réseaux sociaux a pris une tournure judiciaire dramatique en janvier 2026, avec l’arrestation et la détention d’Angela Okorie pour des accusations liées à du cyberharcèlement et de la diffamation visant Mercy Johnson.
Les origines du conflit
Le différend entre les deux actrices remonte à plusieurs années, mais il s’est intensifié en 2025. En juin 2025, Angela Okorie a tenu une session live sur Instagram où elle a porté des accusations graves contre Mercy Johnson.
Elle l’a qualifiée de « blood sucking demon » (démon suceur de sang), l’a accusée de pratiques spirituelles néfastes et a affirmé que Mercy Johnson souffrait d’une maladie grave due à des offenses spirituelles. Angela a également impliqué la mère de Mercy dans des allégations de sorcellerie.
Ces déclarations ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Quelques semaines plus tard, en juillet 2025, Angela Okorie a présenté des excuses publiques, affirmant avoir « pardonné » Mercy Johnson après avoir appris qu’elle était « sérieusement malade ». Elle a également demandé pardon à d’autres personnalités impliquées indirectement.
Malgré ces excuses, Mercy Johnson, par l’intermédiaire de son avocat, a déposé une plainte pour cyberharcèlement, intimidation et diffamation. La pétition remonte à mai ou juillet 2025, selon les sources.
L’arrestation et la procédure judiciaire
Le 28 janvier 2026, Angela Okorie a été arrêtée à son domicile à Lagos par des agents du Nigeria Police Force National Cybercrime Centre. Elle a passé la nuit en détention avant d’être transférée à Abuja le lendemain matin. Devant la Federal High Court d’Abuja, elle a plaidé non coupable aux chefs d’accusation de complot en vue de cyberharcèlement et de diffamation.
Le juge a ordonné son placement en détention provisoire au centre correctionnel de Suleja (Niger State) en attendant une audience sur la caution, fixée au 30 janvier 2026. Selon certaines sources, le refus de caution s’explique par le fait qu’Angela n’aurait pas répondu à une précédente invitation policière et que son cautionnaire précédent n’était pas joignable.
L’équipe d’Angela Okorie a contesté cette décision, affirmant que l’actrice n’a jamais diffamé ou harcelé Mercy Johnson, qu’elle a respecté un accord mutuel et présenté des excuses publiques. Ils maintiennent son innocence et critiquent la procédure.
Les réactions dans l’industrie et sur les réseaux
Cette affaire divise Nollywood et les internautes. Certains soutiennent Mercy Johnson, estimant qu’elle défend sa réputation face à des attaques répétées. D’autres critiquent l’usage de la procédure pénale pour ce qu’ils considèrent comme un différend civil (la diffamation étant souvent traitée au civil au Nigeria).
L’actrice Doris Ogala, d’abord solidaire de Mercy, a ensuite plaidé pour la clémence. Des producteurs comme Stanley Ontop ont dénoncé un possible « abus de pouvoir » et appelé à la libération d’Angela.
Mercy Johnson n’a pas fait de déclaration publique récente sur cette arrestation spécifique, mais elle avait annoncé en début d’année 2026 qu’elle ne tolérerait plus le cyberharcèlement visant sa famille.
Une affaire à suivre
À ce jour, Angela Okorie reste détenue en attendant son audience de caution. Cette « guerre » entre deux stars de Nollywood illustre les tensions que peuvent générer les réseaux sociaux dans l’industrie du cinéma nigérian, où les conflits personnels deviennent rapidement publics et parfois judiciaires.
L’issue de cette procédure pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les célébrités gèrent les différends en ligne à l’avenir. Affaire à suivre…
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