Djimo : Le comédien accusé de vi0l et mis en examen

L’humoriste et comédien Djimo, figure montante du stand-up en France, a été mis en examen pour viol le 15 janvier 2026. Cette décision judiciaire, révélée ce jour par Mediapart, fait suite à une plainte déposée en mars 2023 par la comédienne de doublage Élise Vigné. Les faits présumés remontent à 2015 et se seraient déroulés dans le cadre d’une soirée liée au milieu humoristique, notamment autour du Paname Art Café, haut lieu du stand-up parisien à l’époque.

Selon les éléments rapportés par Mediapart et repris par plusieurs médias (Midi Libre, Actu.fr, Closer, Konbini, Public…), Élise Vigné accuse Djimo d’avoir commis un viol sur sa personne alors qu’elle était en état de vulnérabilité (endormie ou inconsciente). La plainte initiale visait également l’humoriste Lenny M’Bunga pour complicité de viol commis en réunion. Une information judiciaire avait été ouverte début 2024, plaçant les deux hommes sous le statut de témoins assistés. Le juge d’instruction a récemment requalifié les faits concernant Djimo, passant au statut de mis en examen pour viol, tandis que Lenny M’Bunga reste témoin assisté.

Djimo, âgé de 35 ans, conteste fermement les accusations portées contre lui. Son avocat, Me Gabriel Dumenil, a déclaré à Mediapart que cette mise en examen « ne repose sur aucun élément nouveau » et réaffirme « sa totale innocence ». L’humoriste, connu pour ses spectacles à succès et ses apparitions sur scène (notamment au Golden Comedy Club ou dans divers festivals), continue d’affirmer son innocence via son conseil.

Auprès du média d’investigation, Gabriel Dumenil, l’avocat de Djimo, pour l’instant considéré innocent, indique que son client « reste combatif et usera de toute voie de droit nécessaire pour faire reconnaître son innocence ».

Cette affaire s’inscrit dans le prolongement du mouvement #MeTooStandUp, lancé en 2024 dans le milieu de l’humour français. Ce dernier a permis de révéler de nombreux témoignages de violences sexistes et sexuelles dans les comedy clubs, les afters et les tournées. Plusieurs enquêtes journalistiques, dont celles de Mediapart, ont mis en lumière des pratiques problématiques et un climat de silence ou de complicité dans certains cercles.

La plainte d’Élise Vigné avait initialement été déposée après que des récits de la soirée aient circulé, notamment via des confidences ou des sketchs rapportés par des proches. Selon les dépositions consultées par Mediapart, la plaignante aurait réalisé la gravité des faits plusieurs jours après les événements, suite à des discussions avec des amis.

À ce stade, l’instruction est en cours. La mise en examen ne vaut pas condamnation : elle ouvre une phase d’enquête approfondie durant laquelle les parties pourront apporter des éléments supplémentaires (expertises, confrontations, témoignages). Djimo conserve le droit de se défendre et de poursuivre ses activités professionnelles, bien que l’actualité judiciaire domine largement les discussions le concernant ces dernières heures sur les réseaux sociaux et dans les médias.


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