Don Jazzy : « Si Dangote m’explique combien coûte… » ; le célèbre producteur révèle l’un des secrets du succès

Dans une publication détaillée partagée vendredi sur son compte X, Don Jazzy, figure majeure de l’industrie musicale nigériane et fondateur de Mavin Records, a souligné que malgré les percées internationales impressionnantes de l’Afrobeats, le genre demeure jeune et en constante évolution. Selon lui, artistes, producteurs et acteurs du secteur doivent rester ouverts à l’apprentissage, car les tendances, la technologie et les réalités du marché évoluent rapidement.

Un genre encore jeune malgré son succès global

Pour Don Jazzy, l’Afrobeats n’a pas encore atteint son plein potentiel.
« Notre cher Afrobeats est encore un genre bébé dans le grand schéma des choses. Nous apprenons tous chaque jour car le game change constamment », a-t-il écrit.

Cette réflexion intervient à un moment où l’Afrobeats connaît une visibilité mondiale sans précédent, portée par des artistes comme Burna Boy, Wizkid, Rema ou encore Davido. Pourtant, malgré cette notoriété croissante, le producteur rappelle que la professionnalisation du secteur reste un défi majeur.

Des coûts de production en forte hausse

Don Jazzy a également mis en lumière la hausse spectaculaire des coûts liés à la production et à la promotion de la musique nigériane. Il se souvient d’une époque où investir 20 millions de nairas dans un clip semblait excessif. Aujourd’hui, certains artistes n’hésitent pas à dépenser plus de 100 000 dollars pour une production visuelle.

Cette inflation, selon lui, est directement liée à l’expansion mondiale de l’Afrobeats et aux standards internationaux de qualité désormais attendus. Les artistes doivent ainsi composer avec des budgets plus élevés pour rester compétitifs.

L’humilité, clé du succès dans l’industrie musicale

Le producteur insiste sur l’importance de l’humilité et de la volonté d’apprendre. Il illustre ses propos en évoquant Burna Boy ou encore Aliko Dangote, soulignant que chacun doit reconnaître lorsqu’un autre maîtrise un domaine qu’on ne connaît pas encore.

« Si Burna me dit ce qu’il faut pour faire plusieurs concerts dans des stades internationaux, je prendrai des notes. Je ne l’ai jamais fait. Si Dangote m’explique combien coûte la construction d’une raffinerie à Lagos, j’apprendrai de lui », a-t-il déclaré.

Une expertise solide en gestion de label

En revanche, lorsqu’il s’agit de gérer un label au Nigeria, Don Jazzy estime avoir une expérience suffisamment profonde pour offrir des conseils précieux.
« Si je vous dis comment diriger un label à succès au Nigeria, je vous conseille de prendre des notes, même petites, car nous ne sommes pas nombreux à l’avoir fait », a-t-il ajouté.

Une réaction importante dans l’écosystème de l’Afrobeats

Les propos de Don Jazzy ont suscité de nombreuses réactions parmi les fans, les professionnels du secteur et les artistes émergents. Beaucoup reconnaissent que, malgré son aura mondiale, l’Afrobeats doit encore se structurer économiquement, se professionnaliser et s’adapter aux nouvelles dynamiques pour assurer une croissance durable.


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