Lerato Molwelang : Exploitation ou hypocrisie ? les réseaux sociaux profondément divisés après la fuite des vidéos intimes de la fille

Lerato Molwelang Exploitation ou hypocrisie les réseaux sociaux profondément divisés après la fuite des vidéos intimes de la fille

Depuis la diffusion virale, mi-janvier 2026, d’une vidéo intime impliquant la jeune Sud-Africaine Lerato Molwelang, les réseaux sociaux sont le théâtre d’un débat passionné et clivant. Ce qui était présenté par la principale intéressée comme une arnaque lors d’une fausse audition de mannequinat a rapidement dégénéré en affrontement idéologique : exploitation sexuelle, consentement, racisme, responsabilité individuelle et inégalités économiques s’entremêlent dans des milliers de commentaires. Voici un tour d’horizon des principales réactions observées.

Les voix qui minimisent la responsabilité de l’homme et accusent les femmes

Une partie importante des commentaires adopte un ton cynique, voire misogyne, en rejetant toute faute sur l’homme blanc impliqué dans la vidéo. Certains internautes affirment que « cet homme n’a forcé personne » et que « les femmes noires aiment les hommes blancs », allant jusqu’à écrire qu’elles « coucheraient même avec un sans-abri blanc juste parce qu’il est blanc ». D’autres ajoutent que « les femmes noires courent après les hommes blancs comme des papillons de nuit attirés par la lumière » et que « nul besoin de force, le désir les aveugle ».

Ces réactions, souvent teintées de stéréotypes raciaux, présentent l’homme comme bénéficiant d’un « mode facile » sur le « marché sexuel » du fait de sa couleur de peau. Elles inversent la responsabilité en blâmant exclusivement les femmes : « Le problème, ce sont les femmes » ou « finies les hypocrisies ».

Les commentaires qui évoquent le « casting couch » africain

Un autre courant dominant compare la situation au classique « casting couch » hollywoodien, mais adapté à un contexte africain. Des utilisateurs estiment que Lerato « savait parfaitement ce qu’elle faisait » et qu’elle a probablement « signé un document en cédant ses droits ». L’un d’eux résume : « C’est un vieux concept, le casting canapé, mais appliqué à un nouveau public : l’Afrique. Ça se faisait déjà en Thaïlande, aux Philippines, en Floride et à Los Angeles. »

Certains vont plus loin en dévalorisant la vidéo elle-même (« ça ne valait pas la peine de la regarder pendant neuf minutes ») tout en concluant que « tout argent n’est pas bon à prendre ». Ces réactions tendent à normaliser la pratique en la présentant comme un choix conscient et lucratif, malgré les risques.

Les condamnations fermes de l’exploitation

À l’opposé, de nombreuses voix dénoncent vigoureusement l’homme impliqué. On peut lire des messages comme : « Cet homme est une personne absolument abjecte. Il mérite d’être emprisonné. S’en prendre à ces jeunes filles en leur promettant des contrats de mannequinat pour ensuite les exploiter sexuellement est un acte d’une perversité absolue. » Certains critiquent même la diffusion de son portrait sans floutage : « Cette outarde mérite la prison… pour ça. »

Les analyses nuancées sur le consentement et les inégalités

Entre les deux extrêmes, des commentaires plus mesurés tentent d’apporter de la profondeur au débat. L’un d’eux souligne que « Lerato n’a pas été contrainte physiquement, mais cela ne signifie pas pour autant que la situation était sans danger », évoquant les pressions subtiles (pouvoir, argent, promesse de célébrité) qui peuvent brouiller le consentement. Un autre propose de recentrer le débat : « Le débat devrait porter sur la manière d’autonomiser les jeunes filles afin qu’elles n’aient pas recours à ce genre de choses. Cet homme n’a enfreint aucune loi. C’est simplement un paria moral. Il exploite les failles économiques pour manipuler les plus vulnérables. »

Ces interventions reconnaissent l’absence de violence physique tout en pointant les mécanismes d’exploitation structurelle liés à la pauvreté et au déséquilibre de pouvoir.

Une polarisation révélatrice de fractures plus larges

L’affaire Lerato Molwelang, au-delà du cas individuel, met en lumière des tensions profondes : racisme anti-noir, misogynie, héritage colonial dans les imaginaires sexuels, et difficultés économiques qui poussent certaines jeunes femmes vers des situations à risque. Les réseaux sociaux, en amplifiant les réactions les plus extrêmes, montrent à quel point le sujet du consentement reste complexe et polarisant, surtout lorsqu’il croise des questions raciales et de genre.

Alors que Lerato Molwelang a publiquement dénoncé une arnaque et menace de poursuites judiciaires, le débat en ligne continue de s’enflammer, reflétant souvent plus les préjugés des commentateurs que les faits eux-mêmes.


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