Depuis le début du mois de janvier 2026, une rumeur persistante et hautement explosive circule sur les réseaux sociaux, principalement sur X (ex-Twitter) et Facebook, impliquant directement Angeline Ndayishimiye, Première dame du Burundi et épouse du président Evariste Ndayishimiye. Selon ces allégations virales, un garde du corps rapproché de la Première dame aurait été arrêté et placé en détention pour avoir entretenu une relation amoureuse avec elle, notamment lors de déplacements officiels en l’absence du chef de l’État.
Une propagation fulgurante sur les réseaux
Les premiers posts remontent aux 3-4 janvier 2026. L’une des formulations les plus partagées affirme : « Le garde du corps de la première dame du Burundi serait en prison, accusé d’avoir eu une liaison avec elle lors de ses voyages. »
Cette phrase, souvent accompagnée d’emojis choc et parfois de montages photo ou d’images de la Première dame, a été reprise des centaines de fois, notamment par des comptes basés au Burundi, en RDC, au Rwanda et dans la diaspora. Certains posts utilisent le slogan accrocheur, tandis que d’autres évoquent une vengeance conjugale ou un « esprit Balthazar » au sein du couple présidentiel.
Aucune confirmation officielle ni médiatique crédible
À ce jour (7 janvier 2026), aucun média burundais ou international sérieux n’a relayé ou confirmé ces allégations.
- Les sites officiels de la présidence du Burundi et de l’Office de la Première dame ne mentionnent rien de tel.
- Les médias régionaux et internationaux (Jeune Afrique, RFI, BBC Afrique, Iwacu, SOS Médias Burundi…) restent silencieux sur ce sujet précis.
- Les activités récentes de la Première dame, comme son intervention lors de la prière nationale d’action de grâce le 1er janvier 2026, sont documentées de façon classique et positive.
Seuls quelques posts évoquent des tensions au sein du couple présidentiel, mais ils restent dans le registre de la spéculation non sourcée.
Contexte politique et social sensible
Au Burundi, les rumeurs de ce type touchant la famille présidentielle sont rares et particulièrement explosives. Le pays reste marqué par une forte polarisation politique, des tensions régionales (notamment avec le Rwanda) et une surveillance étroite des discours publics. Diffuser de telles allégations peut rapidement être perçu comme une tentative de déstabilisation, surtout quand elles visent l’entourage immédiat du président Evariste Ndayishimiye (surnommé « General Neva »).
De plus, plusieurs posts circulent en parallèle sur d’autres scandales supposés (grossesse de la porte-parole du gouvernement, tensions internes au CNDD-FDD…), ce qui renforce l’impression d’une campagne de désinformation ou de diversion orchestrée.
Une affaire à suivre… avec la plus grande prudence
Pour l’instant, cette histoire relève clairement du domaine de la rumeur virale non étayée par des preuves tangibles. Elle illustre parfaitement la vitesse à laquelle les informations (ou désinformations) circulent sur les réseaux sociaux en Afrique centrale, où les enjeux politiques, les rivalités personnelles et les luttes d’influence se mêlent souvent.
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