Le Ghana fait face à une vague d’indignation nationale depuis le début du mois de février 2026, suite à l’affaire impliquant Vyacheslav Trahov, un créateur de contenu russe connu sous le pseudonyme de Yaytseslav.
Ce touriste, actif sur TikTok, YouTube et Telegram, est accusé d’avoir filmé et diffusé en ligne des rencontres intimes avec de nombreuses femmes ghanéennes, souvent sans leur consentement explicite pour l’enregistrement et la publication.
Ce qui a débuté comme du contenu de « voyage » controversé s’est rapidement transformé en un débat brûlant sur le consentement, l’exploitation sexuelle, la vie privée et les stéréotypes genrés.
Les Origines de la Controverse
Arrivé à Accra au début février 2026, Vyacheslav Trahov (alias Yaytseslav) s’est fait remarquer en abordant des femmes dans des lieux publics, notamment à l’Accra Mall. Sa méthode, filmée et partagée : engager une conversation rapide (souvent via un traducteur), convaincre la personne de l’accompagner à son hôtel en quelques minutes à une heure, puis filmer des actes intimes — y compris sans protection — à l’aide de lunettes connectées Ray-Ban Meta dotées de caméras cachées.
Sur ses comptes (@vyacheslav_znakomstva sur TikTok, et d’autres plateformes), il a revendiqué avoir eu des relations avec plus d’une centaine de femmes ghanéennes en un temps record. Parmi elles figuraient des femmes mariées ou en couple stable.
Les vidéos montraient souvent des scènes post-intimes : femmes en serviette, discussions sur de l’argent (frais de transport non payés), ou confrontations. Certains internautes ont exprimé des craintes sérieuses quant à la possible transmission de maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH, en raison des pratiques non protégées alléguées.
Ce n’est pas une première : des contenus similaires le montrent ayant opéré en Afrique du Sud, au Kenya et dans d’autres pays africains, où il a déjà suscité l’indignation pour des accusations similaires de tromperie et de diffusion de vidéos intimes.
Chronologie des Événements Clés
Début février 2026 : Yaytseslav arrive à Accra et publie ses premières vidéos TikTok montrant ses approches rapides. Des clips font rapidement le tour des réseaux, incluant une confrontation par appel vidéo avec une femme nigériane lui reprochant du sexe non protégé et un refus de remboursement de transport.
5-12 février 2026 : Explosion de viralité sur X (ex-Twitter), avec plusieurs comptes qui partagent compilations et analyses. Les débats s’enflamment autour de la « facilité » supposée des femmes ghanéennes face aux « bronies » (étrangers blancs), comparée à des stéréotypes sur les Nigérianes plus « exigeantes ».
12 février 2026 : L’indignation atteint son paroxysme. Appels massifs à l’intervention des autorités pour violation de la vie privée, revenge porn, exploitation et infractions à la cybersécurité ghanéenne.
13 février 2026 : Face au backlash, Yaytseslav supprime de nombreuses vidéos, passe son compte TikTok en privé et publie une réponse minimisant l’affaire comme du simple « contenu de voyage », sans excuses claires. Des médias locaux consacrent des articles au scandale, titrant sur l’« outrage » et les enregistrements secrets.
Le scandale met en lumière des problématiques plus larges : tourisme sexuel en Afrique, inégalités économiques et raciales, impact des réseaux sociaux sur la vie privée, et nécessité de sensibilisation accrue à la protection des données intimes et au consentement numérique.
Alors que certains y voient une tempête médiatique passagère, d’autres appellent à une réponse institutionnelle forte pour protéger les femmes locales et réguler ce type de contenus monétisés. L’affaire Yaytseslav reste en évolution rapide, avec des vidéos supprimées mais toujours partagées via captures et Telegram.
Le Ghana observe, débat… et s’interroge sur ses propres vulnérabilités face à l’ère du voyeurisme numérique globalisé.
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