Sextape de Yaytseslav au Kenya : vidéos de l’homme russe qui aurait couché avec des femmes kényanes

Yaytseslav Videos How Russian Man Allegedly Recorded Multiple Encounters with Women Using KSh 60k Smart Glasses

Des Kényans expriment une vive colère après qu’un TikTokeur russe aurait filmé ses approches auprès de plusieurs femmes kényanes, enregistré leurs interactions, puis publié les séquences en ligne après avoir prétendument eu des relations d’un soir avec elles.

Bien que les vidéos ne contiennent aucun contenu explicite, des critiques estiment que ces faits ne peuvent être considérés comme de simples rencontres sociales sans gravité. La controverse a déclenché un débat intense sur le droit à la vie privée au Kenya, les lois sur le consentement, l’exploitation numérique et le traitement des femmes kényanes par des influenceurs étrangers.

Qui est Yaytseslav ?

L’homme au centre de la polémique a été identifié en ligne sous le nom de Yaytseslav, un créateur de contenu russe dont les vidéos ont commencé à devenir virales le vendredi 13 février.

Les séquences le montrent abordant au hasard des femmes dans des lieux publics tels que des centres commerciaux et des supermarchés. Après avoir échangé leurs coordonnées, il les aurait invitées dans son appartement loué à court terme, où il continuait à filmer leurs interactions avant d’avoir, selon certaines sources, des relations avec elles.

Même si aucune vidéo explicite n’a été diffusée, de nombreux Kényans estiment que le contexte et la répétition de ce comportement soulèvent de graves préoccupations éthiques et juridiques.

Débat sur la vie privée et le consentement au Kenya

La controverse a rapidement dépassé le cadre des réseaux sociaux pour devenir un débat national sur le consentement et la protection de la vie privée.

Le journaliste chevronné Ferdinand Omondi a fermement condamné ces enregistrements, affirmant que même si les rencontres étaient consenties, filmer et publier le contenu sans autorisation claire constitue une violation fondamentale du droit à la vie privée.

« Les adultes font des choix personnels chaque jour, mais aucune décision personnelle n’annule le droit à la vie privée ni n’autorise quelqu’un à enregistrer et exposer autrui en secret. Le consentement à un acte sexuel n’est pas un consentement à être filmé. Le consentement à être filmé n’est pas un consentement à la publication. »

Omondi a également critiqué les Kényans qui ont blâmé ou ridiculisé les femmes concernées, estimant que ces réactions brouillent les repères éthiques et normalisent l’exploitation.

Une opinion publique divisée

Si beaucoup ont condamné les agissements du TikTokeur, d’autres se sont interrogés sur les raisons pour lesquelles ces femmes auraient accepté de se rendre dans son appartement, notamment dans un contexte de recrudescence des féminicides au Kenya.

Certains internautes ont cependant adopté une position plus indulgente. Une utilisatrice nommée Zoe a commenté :

« Il a peut-être simplement besoin de compagnie. Je ne verrais pas d’inconvénient à ce qu’il m’invite la prochaine fois ; il ne me semble pas si mauvais. »

Ces réactions contrastées illustrent les tensions persistantes dans la société kényane autour de la responsabilité individuelle, de l’éthique numérique et de la sécurité des femmes.

Allégations de comportements similaires à travers l’Afrique

Des recherches en ligne indiquent que le même individu aurait adopté un comportement similaire au Nigeria, en Afrique du Sud, en Ouganda, en Tanzanie et au Ghana. Ces révélations ont renforcé l’indignation, certains dénonçant un schéma préoccupant consistant à cibler des femmes africaines pour générer du contenu viral.

Ce que dit la loi kényane sur les enregistrements sans consentement

En 2026, le cadre juridique kényan prévoit de solides protections contre l’enregistrement et la diffusion non autorisés de contenus personnels.

Droit constitutionnel à la vie privée

L’article 31 de la Constitution du Kenya garantit à chaque individu un droit fondamental à la vie privée, notamment contre la divulgation inutile d’informations personnelles.

Loi sur la protection des données

La loi sur la protection des données renforce cette garantie en reconnaissant le visage et la voix d’une personne comme des données personnelles. Selon les directives du Bureau du Commissaire à la protection des données (ODPC), les créateurs de contenu doivent obtenir :

  • Un consentement exprès et éclairé avant de filmer

  • Un consentement distinct avant de publier les images

Le non-respect peut entraîner des amendes administratives pouvant aller jusqu’à 5 millions de shillings kényans (Ksh) ou 1 % du chiffre d’affaires annuel d’une entité.

Loi amendée sur l’usage abusif des technologies et la cybercriminalité (2025)

La loi modifiée prévoit des sanctions plus sévères en cas de cyberharcèlement et de partage non consenti d’informations causant un préjudice. Si l’enregistrement a lieu dans un cadre privé — comme un logement Airbnb ou une location de courte durée — où il existe une « attente raisonnable de vie privée », les contrevenants risquent :

  • Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement

  • Des amendes pouvant atteindre 20 millions de shillings kényans

Autorisations pour les créateurs étrangers

Les ressortissants étrangers filmant pour une diffusion publique ou à des fins commerciales sont également soumis à la loi sur les films et spectacles (Films and Stage Plays Act, Cap 222), appliquée par les autorités compétentes.

La loi impose notamment :

  • Une licence de tournage valide

  • La collaboration avec un agent local agréé

Le non-respect peut entraîner la confiscation du matériel, la suppression des images, l’expulsion et l’interdiction de séjour.

Recours juridiques pour les victimes

Les victimes d’enregistrements non autorisés au Kenya disposent de plusieurs voies de recours :

  • Déposer une plainte auprès de l’ODPC via le formulaire DPC 1

  • Signaler les faits à l’unité de cybercriminalité de la Direction des enquêtes criminelles (DCI)

  • Engager une action civile en dommages et intérêts

Les autorités kényanes rappellent que la quête de notoriété en ligne ne saurait primer sur le respect de la loi.

Un débat croissant sur l’éthique numérique

Alors que l’économie numérique kényane poursuit sa croissance, cette affaire met en lumière des enjeux plus larges :

  • L’exploitation des femmes pour du contenu viral

  • Le consentement à l’ère des réseaux sociaux

  • La responsabilité des influenceurs étrangers opérant localement

  • La protection des données personnelles et de la dignité

Pour de nombreux Kényans, le message est clair : la vie privée n’est pas facultative et le consentement doit être explicite à chaque étape — avant le tournage et avant la publication.

La controverse reste en cours, avec des appels croissants à une enquête et à d’éventuelles poursuites judiciaires contre les responsables.


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