Top 10 des hommes les plus riches en Afrique en 2026

L’Afrique continue de voir émerger des fortunes colossales qui témoignent du dynamisme économique du continent. En 2026, les milliardaires africains atteignent des sommets historiques, avec une fortune cumulée dépassant les 100 milliards de dollars. Cette croissance remarquable s’explique par la performance exceptionnelle des marchés boursiers africains, l’appréciation de certaines monnaies locales face au dollar, et la diversification stratégique des investissements dans des secteurs clés comme l’industrie, l’énergie, les télécommunications et l’immobilier.

Découvrez dans cet article exclusif le classement des dix hommes les plus fortunés du continent africain, leurs sources de richesse, et comment ils ont su bâtir leurs empires dans un contexte économique en perpétuelle évolution.

1. Aliko Dangote (Nigeria) – Plus de 30 milliards de dollars

Sans surprise, le magnat nigérian Aliko Dangote conserve sa position de leader pour la 14e année consécutive. En 2026, sa fortune franchit un cap historique en dépassant les 30 milliards de dollars, consolidant sa place parmi les 100 personnes les plus riches du monde. Cette ascension spectaculaire s’explique principalement par la montée en puissance de sa raffinerie de pétrole située dans la banlieue de Lagos, l’une des plus grandes infrastructures pétrolières d’Afrique.

Né à Kano en 1957, Aliko Dangote a bâti son empire dans le secteur du ciment, du sucre et des matières premières. Son groupe Dangote Cement est aujourd’hui le plus grand producteur de ciment d’Afrique subsaharienne, présent dans plus de 10 pays du continent. La mise en service de sa raffinerie géante de 650 000 barils par jour a considérablement renforcé sa position, lui permettant de diversifier ses activités dans le secteur énergétique.

Au-delà de ses investissements industriels, Dangote envisage de coter une partie de sa raffinerie sur la Bourse nigériane et à Londres, ce qui pourrait propulser sa fortune vers des sommets encore plus élevés. Son approche stratégique repose sur trois principes fondamentaux : réinvestir ses profits dans le pays plutôt que de les placer à l’étranger, maintenir un train de vie modeste, et se concentrer sur le marché intérieur du Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 200 millions d’habitants.

2. Johann Rupert (Afrique du Sud) – 14 milliards de dollars

Le magnat sud-africain du luxe Johann Rupert occupe fermement la deuxième place du classement avec une fortune de 14 milliards de dollars, en hausse de 39 % par rapport à l’année précédente. Cette progression impressionnante fait de lui l’un des grands gagnants de l’année 2025.

Rupert a construit son empire autour du groupe Richemont, basé en Suisse, qui possède une vingtaine de marques de luxe prestigieuses dont Cartier, Van Cleef & Arpels, Montblanc, et IWC Schaffhausen. Sa stratégie a été de capitaliser sur la demande croissante de produits de luxe en Afrique et dans les marchés émergents, tout en maintenant une présence forte dans les marchés traditionnels européens et asiatiques.

Depuis 2022, Johann Rupert maintient cette deuxième position avec constance, témoignant de la solidité de son modèle économique. Son succès illustre comment un entrepreneur africain peut non seulement conquérir les marchés locaux, mais aussi s’imposer comme un acteur majeur sur la scène mondiale du luxe. La résilience de ses marques face aux fluctuations économiques mondiales et sa capacité à anticiper les tendances du marché font de lui un modèle pour de nombreux entrepreneurs du continent.

3. Nicky Oppenheimer (Afrique du Sud) – 10,4 milliards de dollars

Membre de l’une des familles les plus emblématiques d’Afrique, Nicky Oppenheimer et sa famille occupent la troisième position avec une fortune estimée à 10,4 milliards de dollars. Héritier de l’empire De Beers, la célèbre entreprise diamantaire qui a dominé le marché mondial du diamant pendant des décennies, Oppenheimer représente une fortune bâtie sur plusieurs générations.

Après avoir vendu De Beers au géant minier Anglo American, Nicky Oppenheimer n’est pas resté inactif. Il a intelligemment diversifié ses investissements dans l’agriculture à grande échelle et l’immobilier, démontrant une capacité remarquable à réinventer son portefeuille d’actifs. Sa famille contrôle également des terres considérables en Afrique du Sud, faisant d’eux l’un des plus grands propriétaires terriens du pays.

Cette stratégie de diversification lui a permis de maintenir sa fortune malgré la volatilité du marché des diamants et les transformations profondes de l’industrie minière. Son approche prudente et sa vision à long terme illustrent comment les grandes fortunes africaines peuvent traverser les générations en s’adaptant aux réalités économiques changeantes.

4. Abdulsamad Rabiu (Nigeria) – Environ 10 milliards de dollars

L’ascension fulgurante d’Abdulsamad Rabiu est l’une des histoires les plus remarquables de 2025 et 2026. Le patron du conglomérat BUA Group a franchi le cap historique des 10 milliards de dollars, devenant ainsi le quatrième homme le plus riche d’Afrique. Cette progression spectaculaire fait de lui le troisième Nigérian à atteindre ce seuil symbolique, après Aliko Dangote et Mike Adenuga.

La fortune de Rabiu a littéralement explosé grâce à la performance exceptionnelle de ses deux entreprises cotées en bourse : BUA Cement et BUA Foods. En 2025, BUA Cement a vu son cours progresser de plus de 90 %, tandis que BUA Foods a enregistré une hausse similaire de 92 %. Cette dynamique s’est poursuivie en début d’année 2026, consolidant sa position parmi l’élite économique africaine.

Né en 1960 à Kano dans une famille commerçante, Abdulsamad Rabiu a fondé BUA Group en 1988 pour importer des produits de base comme le riz, l’huile et l’acier. Visionnaire, il a ensuite pivoté vers la production locale, investissant massivement dans le ciment, le sucre, la farine et les pâtes alimentaires. Aujourd’hui, BUA Group produit environ 17 millions de tonnes de ciment par an et ambitionne de devenir le plus grand producteur alimentaire du Nigeria d’ici la fin de 2026. Son approche agressive de l’expansion et son focus sur le marché intérieur nigérian lui permettent de rivaliser directement avec Dangote dans plusieurs secteurs.

5. Nassef Sawiris (Égypte) – 9,6 milliards de dollars

Nassef Sawiris, poids lourd de l’industrie égyptienne, possède une fortune de 9,6 milliards de dollars. Homme d’affaires avisé, Sawiris a bâti son empire autour de la construction, des matières premières et des investissements industriels diversifiés.

Il est le principal actionnaire d’OCI, un leader mondial dans la production d’engrais azotés, une industrie cruciale pour l’agriculture mondiale. Son portefeuille inclut également des participations significatives dans des entreprises de construction et des infrastructures à travers le Moyen-Orient et l’Afrique. Contrairement à son frère Naguib qui a fait fortune dans les télécommunications, Nassef s’est concentré sur les industries lourdes et la chimie.

L’ascension de Nassef Sawiris reflète la croissance soutenue du secteur de la construction et de l’industrie en Égypte, un pays qui investit massivement dans ses infrastructures. Sa capacité à identifier les secteurs porteurs et à y investir au bon moment a fait de lui l’un des industriels les plus respectés du continent. Il incarne également une nouvelle génération d’entrepreneurs africains capables de rivaliser avec les géants mondiaux dans des industries hautement compétitives.

6. Naguib Sawiris (Égypte) – Environ 9 milliards de dollars

Le frère aîné de Nassef, Naguib Sawiris, suit de près avec une fortune estimée à environ 9 milliards de dollars début 2026. Contrairement à son cadet, Naguib a fait fortune principalement dans les télécommunications avant de diversifier ses investissements dans l’or, l’immobilier et les technologies vertes.

Naguib a vendu ses parts dans la société de télécommunications russe Vimpelcom pour près de 4 milliards de dollars entre 2011 et 2012, une transaction qui a constitué la base de sa fortune actuelle. Depuis, il a réorienté ses investissements vers les mines d’or à travers sa société luxembourgeoise La Mancha Resources, qui détient des participations dans plusieurs mines en Afrique et en Australie.

En 2025, Naguib a élargi son portefeuille en investissant 100 millions de dollars dans BluEV, une entreprise marocaine développant des véhicules électriques à deux et trois roues. Cette incursion dans la mobilité électrique témoigne de sa capacité à identifier les tendances émergentes et à positionner ses investissements sur les secteurs d’avenir. Sa vision entrepreneuriale et son audace ont fait de lui l’une des figures les plus influentes du monde des affaires africain.

7. Mike Adenuga (Nigeria) – 6,3 milliards de dollars

Mike Adenuga, avec une fortune de 6,8 milliards de dollars, complète le top 5 des plus riches d’Afrique selon certaines estimations, bien qu’en 2026 sa fortune soit légèrement ajustée à 6,3 milliards. Cet entrepreneur nigérian a bâti son empire grâce à son entreprise de télécommunications Globacom, l’un des plus grands opérateurs de téléphonie mobile du continent.

Globacom, lancé en 2003, a révolutionné le secteur des télécommunications au Nigeria en proposant des tarifs compétitifs et en développant des infrastructures dans tout le pays. Adenuga a également diversifié ses activités dans le secteur pétrolier avec Conoil, une société de production et de distribution de produits pétroliers, ainsi que dans la finance.

Sa trajectoire illustre comment un entrepreneur peut créer de la valeur en identifiant des besoins non satisfaits sur un marché en croissance rapide. Bien que sa fortune ait connu une légère baisse ces dernières années en raison de la volatilité des secteurs télécoms et pétroliers, Adenuga reste l’un des magnats les plus puissants du Nigeria. Sa discrétion et sa stratégie d’investissement à long terme continuent de faire de lui une référence dans le monde des affaires africain.

8. Natie Kirsh (Afrique du Sud) – Environ 7,5 milliards de dollars

Natie Kirsh, milliardaire sud-africain résidant principalement au Swaziland (Eswatini), figure parmi les hommes les plus riches d’Afrique avec une fortune estimée à environ 7,5 milliards de dollars. Sa richesse provient principalement de ses investissements dans le commerce de détail et l’immobilier à travers le monde.

Kirsh a commencé sa carrière dans le commerce au Swaziland avant d’étendre ses activités à l’échelle internationale. Il possède des participations importantes dans des chaînes de supermarchés, des centres commerciaux et des propriétés immobilières aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Afrique australe. Sa stratégie d’investissement diversifiée lui a permis de construire une fortune durable, moins exposée aux fluctuations économiques d’un seul pays ou secteur.

Bien que moins médiatisé que d’autres milliardaires africains, Natie Kirsh représente une approche discrète mais efficace de la création de richesse. Son succès démontre que la diversification géographique et sectorielle reste l’une des clés pour bâtir et préserver une grande fortune sur le long terme.

9. Femi Otedola (Nigeria) – 1,5 à 1,6 milliards de dollars

Le Nigérian Femi Otedola a vu sa fortune croître de plus de 30 % à 1,5 milliard de dollars, une progression remarquable alimentée par la performance de sa société de production d’électricité Geregu Power Plc. L’action de cette entreprise a bondi de 40 % en 2025, portée par l’augmentation de son chiffre d’affaires et de ses bénéfices.

Otedola a initialement fait fortune dans le secteur pétrolier avec Forte Oil, avant de se repositionner stratégiquement vers la production d’énergie. Ce pivot s’est révélé judicieux dans un contexte où le Nigeria fait face à des défis énergétiques majeurs et où la demande d’électricité ne cesse de croître. Sa vision entrepreneuriale et sa capacité à anticiper les besoins du marché font de lui un acteur incontournable du secteur énergétique nigérian.

Au-delà de ses activités industrielles, Femi Otedola est également connu pour ses investissements dans le secteur financier et pour son style de vie ostentatoire qui contraste avec la discrétion de certains de ses pairs. Son ascension récente témoigne du potentiel de croissance que représente le secteur de l’énergie en Afrique, un continent où des millions de personnes attendent encore d’être connectées au réseau électrique.

10. Anas Sefrioui (Maroc) – 1,6 milliards de dollars

Le Marocain Anas Sefrioui marque son retour dans le club très fermé des milliardaires africains avec une fortune estimée à 1,6 milliard de dollars. Sa richesse provient principalement de ses activités dans l’immobilier et le ciment.

Sefrioui est le fondateur et président d’Addoha, l’un des plus grands promoteurs immobiliers du Maroc, spécialisé dans le logement social et économique. Son groupe contrôle également Ciments d’Afrique (Cimaf), une entreprise cimentière implantée dans 12 pays africains avec des capacités de production atteignant 16 millions de tonnes par an. Cette expansion panafricaine témoigne de sa vision continentale et de sa capacité à saisir les opportunités de croissance au-delà des frontières marocaines.

Le retour de Sefrioui sur la liste Forbes après plusieurs années d’absence souligne la résilience de son modèle d’affaires et la reprise du secteur immobilier marocain. Son parcours illustre également comment le Maroc est devenu un hub économique majeur en Afrique du Nord, produisant plusieurs milliardaires influents. Sa stratégie de développement combine l’expertise locale avec une ambition continentale, un modèle qui inspire de nombreux entrepreneurs africains.

L’essor des milliardaires africains : un phénomène en accélération

L’année 2026 marque un tournant historique pour les grandes fortunes africaines. Le nombre de milliardaires africains est passé de 20 en janvier 2024 à 22 en mars 2025, et cette tendance se poursuit. Cette croissance s’explique par plusieurs facteurs structurels qui transforment le paysage économique du continent.

Premièrement, les marchés boursiers africains ont connu une progression remarquable de 22 % sur les douze mois clos en février 2025, portés par la confiance des investisseurs et les réformes économiques entreprises dans plusieurs pays. Les entreprises cotées des milliardaires africains, notamment dans le secteur du ciment, de l’alimentation et des télécommunications, ont bénéficié de cette dynamique haussière.

Deuxièmement, l’appréciation de certaines monnaies locales face au dollar américain a contribué à gonfler la valeur en dollars des fortunes africaines. Au Nigeria par exemple, la stabilisation du naira en 2025 après des années de dépréciation a directement impacté positivement la valorisation des actifs des milliardaires nigérians.

Troisièmement, la diversification des investissements dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, les infrastructures, l’agroalimentaire et les technologies a permis aux grandes fortunes africaines de capter la croissance dans des domaines moins exposés aux fluctuations des matières premières traditionnelles.

Les secteurs porteurs de richesse en Afrique

L’analyse des dix hommes les plus riches d’Afrique révèle plusieurs secteurs particulièrement générateurs de richesse sur le continent. Le ciment et les matériaux de construction arrivent en tête, avec des figures comme Dangote, Rabiu et Sefrioui qui dominent ce secteur crucial pour le développement des infrastructures africaines.

Les télécommunications restent également un secteur très lucratif, comme en témoignent les fortunes de Mike Adenuga et l’héritage de Naguib Sawiris. Avec un taux de pénétration mobile qui continue de croître et l’arrivée de la 5G, ce secteur promet encore de belles opportunités.

Le luxe et le commerce international, incarnés par Johann Rupert, démontrent que les entrepreneurs africains peuvent non seulement réussir localement, mais aussi s’imposer sur la scène mondiale dans des industries hautement compétitives.

L’énergie émerge comme un secteur d’avenir, avec des entrepreneurs comme Femi Otedola qui capitalisent sur les besoins énergétiques croissants du continent. La transition énergétique et les investissements dans les énergies renouvelables représentent également des opportunités considérables pour les prochaines décennies.

Les défis et controverses

Malgré ces succès éclatants, l’accumulation de richesses en Afrique soulève également des questions importantes. Quatre des milliardaires les plus riches d’Afrique détiennent une fortune de 57,4 milliards de dollars, soit plus que la richesse combinée de 750 millions de personnes, selon un rapport d’Oxfam. Cette concentration extrême de richesse met en lumière les inégalités croissantes sur le continent.

Certains critiques soulignent que plusieurs de ces fortunes ont été bâties grâce à des monopoles, des connexions politiques privilégiées ou des avantages fiscaux contestables. La transparence sur l’origine de ces richesses et leur contribution au développement inclusif reste un sujet de débat intense dans de nombreux pays africains.

Néanmoins, il est important de noter que plusieurs de ces milliardaires s’engagent dans la philanthropie et créent des milliers d’emplois directs et indirects à travers leurs entreprises. Leurs investissements massifs dans les infrastructures, l’industrie et les services contribuent indéniablement à la modernisation des économies africaines.

Perspectives pour l’avenir

L’avenir des grandes fortunes africaines s’annonce prometteur, porté par plusieurs tendances structurelles. La démographie favorable de l’Afrique, avec une population jeune en croissance rapide, crée un marché intérieur en expansion constante. L’urbanisation accélérée génère des besoins massifs en logements, infrastructures et services, autant d’opportunités pour les entrepreneurs visionnaires.

La digitalisation de l’économie africaine ouvre également de nouveaux horizons, avec l’émergence de startups technologiques qui pourraient produire la prochaine génération de milliardaires africains. Les secteurs de la fintech, de l’e-commerce et des services numériques connaissent une croissance explosive et attirent des investissements considérables.

Enfin, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), lancée en 2021, commence à produire ses effets en facilitant le commerce intra-africain. Cette intégration économique régionale pourrait permettre aux entrepreneurs les plus audacieux de construire des empires véritablement panafricains, dépassant les limites des marchés nationaux.

Rédigé par : Gnatepe
Date : 15 février 2026


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