10 attitudes qui agacent vraiment les recruteurs avant, pendant et après l’entretien d’embauche

Les recruteurs évaluent les candidats non seulement sur leurs compétences et leur expérience, mais aussi sur leur comportement pendant le processus de recrutement. Voici dix attitudes qui peuvent agacer ou décourager un recruteur avant, pendant et après un entretien d’embauche :

Attitude n°1 : le “ghosting” des candidats

La pratique du “ghosting”, qui consiste à ne plus donner de nouvelles à une entreprise sans donner d’explication, est relativement courante dans le recrutement. “Même lorsque nous initions un premier contact avec un candidat, il nous arrive de le perdre au cours du cycle de recrutement.

Du jour au lendemain, il n’y a alors plus de son, plus d’image et les entretiens prévus ne sont pas honorés“, regrette Marlène Delrue, DRH de la société de télécoms Sewan, qui emploie 700 personnes.

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Attitude n°2 : le mauvais “dress code” en visio

Les candidats oublient parfois que les entretiens en visio sont de véritables entretiens

Les entretiens qui se déroulent en visioconférence sont de véritables entretiens“, rappelle Catherine Brennan, directrice des opérations au sein du cabinet de recrutement Birdeo.

Les candidats ont parfois tendance à l’oublier et s’autorisent à porter des tenues plus décontractées le jour J. Globalement, “les conditions de l’entretien à distance doivent être proches de celles de l’entretien physique. Outre le niveau vestimentaire, le cadre doit, lui aussi, être calme et neutre“, ajoute-t-elle.

Attitude n°3 : les candidats qui jouent les “touristes”

C’est un comportement qui a le don d’agacer les recruteurs. “Il nous arrive de recevoir des candidats qui ne connaissent ni l’activité de Sewan, ni le poste qu’ils convoitent et qui n’ont donc pas pris la peine de se renseigner en amont de l’entretien”, constate Marlène Delrue.

Une attitude qui est “rédhibitoire si le candidat brigue un poste de cadre” et “préjudiciable mais pas toujours éliminatoire” pour ceux qui visent un poste de support moins calibré dans les télécoms.

Attitude n°4 : les CV truffés de fautes d’orthographe

C’est une erreur vieille comme le monde… Et pourtant, malgré l’émergence des correcteurs orthographiques, les candidats sont encore (trop) nombreux à envoyer des CV et des lettres de motivation remplis de fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe…

Certaines sont vraiment flagrantes et portent sur le titre du poste“, regrette Catherine Brennan. À la lecture du CV, cet impair questionne le recruteur sur l’intérêt du candidat pour le poste.

Attitude n°5 : le retard non signalé

Un retard peut toujours arriver. Prévenez au moins votre interlocuteur

Les candidats qui arrivent en retard en entretien, parfois même avec leurs sacs de courses dans leurs mains, sans avoir prévenu leur interlocuteur, ne mettent pas les recruteurs dans de bonnes dispositions“, assure Marlène Delrue.

Le candidat s’en remet ici au niveau de tolérance du recruteur qui peut être souple ou, au contraire, assez obtus en matière de retard. La manière dont le candidat va s’excuser va beaucoup influer sur le reste de la rencontre.

Attitude n°6 : l’absence de prise de notes

Au cours d’un entretien, les recruteurs livrent généralement beaucoup d’informations aux candidats sur l’entreprise, mais aussi sur le poste lui-même. “Certains candidats – souvent les plus jeunes – ne prennent aucune note.

On se demande toujours comment ils parviennent à se souvenir de tout au fil des entretiens“, s’interroge Marlène Delrue. Ne pas prendre de notes questionne les recruteurs sur la réelle motivation des candidats et sur leur futur engagement dans l’entreprise.

Attitude n°7 : la photo Snapchat sur le CV

C’est un faux pas qui a tendance à exaspérer les recruteurs, lassés de répéter que, sur un CV, une photo professionnelle est requise. “Les jeunes issus de la génération Z nous envoient régulièrement des CV au sein desquels ils sont en T-shirt, lunettes de soleil sur le nez…

En entretien, nous leur expliquons que ça les dessert en tant que candidat“, illustre Marlène Delrue. Un CV doit rester un document où la neutralité est de rigueur, jusque dans la photo de profil.

Attitude n°8 : les prétentions salariales revues à la hausse

Gonfler ses prétentions salariales au cours du processus de recrutement “ternit la relation de confiance entre le candidat et le recruteur”

En plein milieu du processus de recrutement, il arrive que les candidats décident de gonfler leurs prétentions salariales de 20 à 30%. “C’est un manque de transparence“, indique Catherine Brennan.

Dans la plupart des cas, cette revalorisation survient car ils n’ont pas suffisamment réfléchi à la question en tout début de processus ou qu’ils ont été influencés par leur réseau. Dans tous les cas, “ce revirement de situation ternit la relation de confiance entre les candidats et les recruteurs“.

Attitude n°9 : les candidats qui arrivent en terrain conquis

C’est une attitude que les recruteurs n’aiment pas, mais à laquelle ils sont contraints de s’adapter. “Les candidats de la génération Z nous interrogent énormément sur le sens de nos missions.

Lorsque nous les recevons en entretien, nous constatons qu’ils sont extrêmement exigeants, qu’ils nous mettent parfois la pression“, constate Marlène Delrue. Cette impression qu’ils arrivent “en terrain conquis” peut potentiellement agacer les recruteurs, qui aimeraient voir plus d’humilité chez les candidats.

Attitude n°10 : les candidats qui se désistent

Lorsqu’un candidat a signé sa promesse d’embauche et qu’il finit par se désister en disant que l’offre ne l’intéresse plus, c’est une attitude frustrante pour les recruteurs“, confie Catherine Brennan.

Maintenant que le marché de l’emploi est en faveur des candidats, cette situation n’est plus anecdotique. “On préfère que les candidats fassent preuve de transparence et nous disent, au moment de la signature, qu’ils souhaitent aller au bout des autres process sur lesquels ils sont retenus.