Au Kenya, Nelson Ambia est au centre d’une enquête sur la mort de sa compagne, Feruz Hussein, âgée de 21 ans. L’affaire a pris une nouvelle dimension après la diffusion d’images de sa comparution devant un tribunal de Nairobi. Ses gestes en direction de la famille de la jeune femme ont suscité des réactions indignées sur les réseaux sociaux, alors que les investigations se poursuivent.
Selon les éléments présentés par les enquêteurs au tribunal et rapportés par la presse kényane, les faits remonteraient au 30 septembre 2026, dans un logement situé à Sunton, dans le secteur de Kasarani, à Nairobi. Nelson Ambia et Feruz Hussein y vivaient ensemble. La police soupçonne le jeune homme d’avoir tué sa compagne à la suite d’un différend. D’après les déclarations de l’enquêteur Amos Menza, citées par The Standard, l’autopsie aurait établi une mort par strangulation. Ces éléments restent soumis à l’examen judiciaire.
Une autre accusation explique l’attention portée au dossier : Nelson Ambia aurait enregistré une vidéo montrant le corps de Feruz Hussein, puis l’aurait envoyée à plusieurs proches, notamment à la mère de la jeune femme. Les policiers cherchent à déterminer l’origine de cet enregistrement et les circonstances de sa transmission. Une analyse technique doit permettre de vérifier les éléments numériques susceptibles d’être utilisés dans la procédure. À ce stade, l’attribution de la vidéo au suspect constitue une allégation des enquêteurs.
Après des recherches, Nelson Ambia a été arrêté à Naivasha, dans le comté de Nakuru. The Standard situe son interpellation au 20 octobre. Les enquêteurs affirment qu’il avait quitté Nairobi après les faits et ont invoqué ce déplacement pour s’opposer à sa remise en liberté pendant la poursuite des investigations.
La polémique s’est amplifiée avec les images de son passage au tribunal. Selon Tuko, Nelson Ambia portait un tee-shirt affichant l’inscription « Bad Boys » et aurait fait des grimaces ainsi que des gestes en direction des proches de Feruz Hussein. Le média rapporte également qu’il semblait articuler des paroles inaudibles. Plusieurs internautes ont interprété cette attitude comme une provocation envers la famille. Ces réactions ne permettent cependant pas d’établir l’intention du suspect ni sa responsabilité dans la mort de la jeune femme.
Lors de l’audience du 21 octobre, la magistrate Joan Mati a autorisé son maintien en détention pendant quatorze jours afin de permettre à la Direction des enquêtes criminelles, la DCI, de poursuivre son travail. Les investigations comprennent notamment le recueil de témoignages et l’examen de la vidéo. Le dossier doit ensuite être transmis au parquet pour évaluation et décision sur d’éventuelles poursuites.
Nelson Ambia a, de son côté, demandé que les policiers enquêtent sur trois agressions dont il affirme avoir été victime. Selon The Eastleigh Voice, le dossier doit revenir devant le tribunal le 5 novembre 2026, pour un point sur l’avancement des investigations. L’affaire demeure donc au stade de l’enquête : le maintien en détention ne constitue pas une condamnation, et Nelson Ambia bénéficie de la présomption d’innocence.



