Jules Minsob LOGOU : plus qu’une source d’inspiration, le parcours exemplaire de l’inventeur du Foufoumix

Électrotechnicien de formation, est un inventeur togolais, Jules Minsob LOGOU, est le Père du Foufoumix, une machine servant à faire du Foufou (qui constitue un des principaux plats de la gastronomie togolaise).

Cette invention a connu un franc succès au Togo et dans d’autres pays de la sous-région, et a été commercialisée aux quatre coins du monde.

2e parmi les trois lauréats du Prix de l’Innovation africaine, édition 2014, Jules Minsob LOGOU a également à son actif plusieurs autres inventions, dont un WC mobile à incinération, pour régler le problème de latrines dans les milieux où des fosses septiques sont difficiles à creuser.

Jules Minsob LOGOU

Tous les amateurs de cuisine africaine connaissent le Foufou, ce plat de tubercules pilés très répandu sur le continent. Le pilage étant une des étapes les plus délicates de sa préparation, il devenait opportun de le simplifier.

Ce qu’a fait Logou Minsob Jules en créant le Foufoumix, un robot de cuisine permettant d’obtenir la fameuse pâte. Nous avons rencontré l’homme.

« Nous envoyons aussi des Foufoumix en Europe, aux USA et un peu partout dans le monde. La demande est élevée, nous n’arrivons pas à la satisfaire », confie-t-il avec un sourire.

L’appareil a connu un succès phénoménal sur le marché africain, au point de provoquer l’entrée en bourse de la marque. Il a été adopté par des centaines de ménages et de restaurants.

Un motif de fierté pour l’inventeur togolais qui ne se repose toutefois pas sur ses lauriers. Patemix, Canne Planteuse, Mini-planteur sont autant de conceptions du cru de celui qui veut « trouver des solutions technologiques à des problèmes de ma communauté ».

Une passion d’inventer qu’il a depuis les années de sa formation en électrotechnique, et qui l’a poussé à démissionner d’un poste à Togo Télécom.

Le manque de financement demeure un des obstacles majeurs au développement de son activité. Très prolifique, il est souvent obligé de renoncer à breveter ses inventions pour ne pas avoir à payer des annuités.