Une affaire judiciaire hors norme secoue actuellement le secteur bancaire nigérian. Ojo Eghosa Kingsley, client de First Bank of Nigeria, a volontairement utilisé ?1,5 milliard crédité par erreur sur son compte… avant de refuser de rembourser la totalité de la somme, préférant une peine de prison.
Un crédit bancaire accidentel qui vire au scandale
Selon les documents judiciaires, les faits se sont déroulés entre juin et novembre 2025. Au lieu de signaler l’erreur à sa banque, Kingsley a détourné les fonds à des fins personnelles, déclenchant l’ouverture d’une enquête financière.
L’affaire a rapidement attiré l’attention de la Economic and Financial Crimes Commission (EFCC), qui a procédé à son arrestation à Benin City.
Comparution devant la Haute Cour de l’État d’Edo
Le suspect a été présenté le 19 janvier 2026 devant la Edo State High Court, où il a été poursuivi pour vol et fraude, en vertu de la loi pénale de l’État d’Edo (2022).
À la lecture des chefs d’accusation, Ojo Eghosa Kingsley a plaidé coupable. Ses avocats ont invoqué son repentir et sollicité la clémence du tribunal.
La décision du tribunal : prison ou amende
Après délibération, la cour a prononcé les sanctions suivantes :
Un an d’emprisonnement, avec possibilité de s’acquitter d’une amende de ?5 millions
Remboursement du solde restant de ?272 252 193,59 à First Bank
Avant le verdict, l’EFCC avait déjà réussi à récupérer ?802 420 000, provenant des comptes de Kingsley, mais aussi de ceux de sa mère et de sa sœur. De son côté, la banque a annulé plusieurs transactions représentant plus de ?300 millions.
Un choix surprenant : la prison plutôt que le remboursement
Contre toute attente, Kingsley a déclaré au tribunal qu’il préférait purger sa peine de prison plutôt que de restituer les ?272 millions restants.
Une décision rare, qui transforme cette affaire en l’un des cas de criminalité financière les plus insolites de l’histoire bancaire récente du Nigeria.
Une affaire qui fait débat au Nigeria
Ce dossier relance le débat sur :
la sécurité des systèmes bancaires,
la responsabilité des clients face aux erreurs de crédit,
et l’efficacité des sanctions financières face à la prison.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux Nigérians s’interrogent : faut-il renforcer les peines financières ou durcir les peines de prison pour ce type de fraude ?
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