La police de Milan a ouvert une enquête sur un possible réseau de prostitution impliquant des célébrités, des hommes d’affaires, de nombreux footballeurs, ainsi qu’un pilote de Formule 1.
L’affaire est coordonnée par la procureure adjointe Bruna Albertini et fait l’objet d’investigations menées par l’Unité de la police économique et financière de Milan. L’information a été révélée par le journal Gazzetta dello Sport.
L’enquête a mis en lumière que le chiffre d’affaires du réseau dépassait 1,2 million d’euros, soit environ 7 millions de réais brésiliens. Dans la décision rendue par le juge de Milan, les noms des clients présumés ayant eu recours à ces services ont été volontairement omis.
La liste comprend plusieurs joueurs de la Serie A ainsi qu’un pilote de Formule 1. Le nom du pilote est évoqué dans une conversation téléphonique : « Un ami à moi, pilote de F1, arrive à Milan ce soir et il veut une fille », indique la transcription.
L’article ne précise pas si cet athlète figure actuellement sur la grille ni à quelle période les faits se seraient produits. Il n’existe donc aucune indication permettant d’identifier la personne concernée.
Les soirées et fêtes organisées incluaient également la consommation de protoxyde d’azote, communément appelé « gaz hilarant », une substance difficile à détecter lors de tests ultérieurs, car elle n’est pas destinée à améliorer les performances sportives.
Pour l’instant, les accusations visent les responsables du réseau, poursuivis pour complicité et exploitation de la prostitution, ainsi que pour blanchiment d’argent provenant d’activités illégales.
Les femmes impliquées n’étaient pas uniquement des escortes de luxe professionnelles, mais aussi de jeunes femmes attirées par la promesse d’un certain statut social. Selon les informations disponibles, au moins dix femmes, italiennes et étrangères, âgées de 18 à 30 ans, participaient au réseau et percevaient environ 50 % des bénéfices.
Le siège de l’organisation était situé à Cinisello Balsamo, et les services étaient également proposés à Mykonos, en Grèce. Parmi les offres figurait un « forfait » incluant un programme complet après match : une soirée en discothèque, un séjour dans un hôtel de luxe et la présence d’une accompagnatrice.