Le Togo est en ébullition depuis le début du mois de septembre 2025, avec une vague inédite de fuites de vidéos intimes impliquant des figures publiques du monde artistique et des réseaux sociaux. Ce qui a été qualifié par les internautes de « journée nationale des sextapes » le 3 septembre a mis en lumière les vulnérabilités numériques des célébrités locales, soulevant des questions sur la cybersécurité, les vendettas personnelles et les conséquences sur la vie privée.
Le déclencheur : la fuite impliquant Achikan Goro
Tout a commencé le 2 septembre 2025, avec la diffusion massive d’une vidéo intime mettant en scène le rappeur et TikTokeur togolais Achikan Goro, surnommé « le tueur pas beau » pour son style provocateur.
La séquence, rapidement partagée sur TikTok, WhatsApp et Telegram, montre l’influenceur en plein acte s3xuel avec une jeune femme, utilisant de la salive comme lubrifiant – un détail qui a amplifié les discussions en ligne.
Initialement, Achikan Goro a nié l’authenticité de la vidéo, la qualifiant de « montage ». Face à l’ampleur du scandale, il a fini par admettre les faits, accusant ses « détracteurs » de vouloir ternir sa réputation.
Dans une déclaration sur TikTok, il a minimisé l’affaire en affirmant : « Merci beaucoup à tous ceux qui relaient la vidéo. Vous avez décidé de salir ma réputation en partageant massivement la vidéo. Merci beaucoup. Je n’ai rien fait de mal. Du moment où je n’ai tué personne, ça me va. J’ai juste couché avec une fille, je n’ai tué personne. » Il a également annoncé avoir porté plainte auprès des autorités et promis de ne « ménager personne » si les responsables de la fuite étaient identifiés.
Achikan Goro, récemment remarqué pour ses prises de position lors de manifestations socio-politiques au Togo, voit sa notoriété entachée par cet épisode. Les réactions des internautes sont divisées : certains le soutiennent en dénonçant une violation de sa vie privée, tandis que d’autres le moquent ou le critiquent vertement. Des hypothèses circulent sur une possible campagne de « revenge porn », où des vidéos privées sont diffusées pour nuire à la victime.
Une avalanche de fuites touchant d’autres figures
Le scandale ne s’est pas limité à Achikan Goro. Tout au long du 3 septembre, d’autres vidéos intimes ont émergé, impliquant plusieurs artistes et influenceurs togolais, transformant l’affaire en un véritable phénomène viral. Parmi les noms cités :
Lil Kopp, rappeur du groupe Lomerica Gang, dont une sextape aurait été diffusée sans qu’il ne réagisse publiquement pour le moment.
Zomino, web comédien, qui a reconnu l’authenticité de sa vidéo datant de 2021 et présenté des excuses à sa communauté.
Girl Étrange et Francky, deux TikTokeurs populaires, qui ont également choisi le silence face à leurs fuites respectives.
Ces révélations successives ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, les internautes se questionnant sur les motifs derrière ces fuites – hacking, règlements de comptes ou stratégie de déstabilisation ?
Aucune preuve concrète n’a émergé sur l’origine des leaks, mais l’ampleur de l’événement suggère une possible coordination.
Réactions et conséquences
Les internautes réagi massivement, oscillant entre choc, amusement et indignation. Au-delà du buzz, ces incidents soulèvent des préoccupations sérieuses sur la protection des données personnelles dans un pays où l’usage des réseaux sociaux explose.
Pour l’instant, aucune conséquence légale majeure n’a été rapportée, hormis la plainte d’Achikan Goro. Cependant, les victimes pourraient faire face à des dommages réputationnels durables, particulièrement dans une société conservatrice comme celle du Togo. Des experts en cybersécurité appellent à une plus grande vigilance, recommandant aux influenceurs d’éviter de stocker des contenus intimes sur leurs appareils connectés.