Yaya Touré rallume sa vieille querelle avec Pep Guardiola : « Je vois un serpent »

Yaya Touré a ravivé ses frustrations de longue date envers Pep Guardiola, rouvrant l’un des conflits personnels les plus persistants du football moderne. L’ancien milieu de terrain de Manchester City a qualifié son ex-entraîneur de « serpent », l’accusant de mauvais traitements remontant à leurs années tendues à Barcelone. Touré affirme que Guardiola l’a de nouveau marginalisé lors de leurs retrouvailles à Manchester City, creusant un fossé relationnel qui, selon lui, ne s’est jamais vraiment refermé.

Un conflit né à Barcelone, ravivé à Manchester City

Les propos de Touré ramènent au choix de Guardiola, en 2010, de l’écarter du FC Barcelone après avoir promu Sergio Busquets au rôle de titulaire indiscutable au milieu de terrain. La même dynamique s’est reproduite en 2016, lorsque Guardiola a pris les commandes de Manchester City et relégué Touré à un rôle secondaire, provoquant une vague de plaintes publiques de la part de son agent.

Malgré les immenses succès de Touré chez les Citizens, la détérioration progressive de son importance sous Guardiola a façonné le récit amer qui oppose encore les deux hommes.

L’un des duels entraîneur-joueur les plus célèbres de l’ère moderne

Leur animosité est devenue emblématique, mêlant désaccords tactiques, divergences de personnalité et accusations publiques. Les nouvelles déclarations de Touré mettent en lumière la profondeur de son ressentiment, notamment face à ce qu’il considère comme un manque de reconnaissance durant les moments clés de sa carrière.

Guardiola, de son côté, n’a jamais cherché à alimenter le conflit publiquement, mais les critiques répétées de Touré entretiennent une tension toujours vive.

Touré traite Guardiola de « serpent »

Invité sur la chaîne YouTube ZACK, Touré n’a pas mâché ses mots :
« Je ne vois pas un homme, je vois un serpent. »

Il raconte :
« L’entraîneur de Barcelone m’appelle à l’époque et me dit : “Tu dois revenir, c’est important.” Ma femme me dit : ‘Tu vas écouter ces bêtises ? Il t’a traité comme de la merde, et maintenant il veut que tu restes, et toi tu vas rester ? Allons à Manchester, mon frère.’ »

Touré décrit une saison entière sans jouer, avant de briller à la Coupe du monde 2010 :
« Le gars ne me fait pas jouer de l’année, et à la fin je brille au Mondial et il me ramène à Barcelone. Ma femme me parlait de lui : ‘Sheytan, ce n’est pas un homme, il est mauvais’. Elle le voit comme une personne négative. »

Une rivalité qui dure depuis 2008

La querelle remonte à l’arrivée de Guardiola sur le banc du FC Barcelone en 2008. Rapidement, le technicien catalan réorganise son milieu de terrain, plaçant le jeune Busquets au-dessus de Touré dans la hiérarchie. L’Ivoirien vit alors une baisse brutale de responsabilité, qu’il perçoit comme une profonde injustice malgré de bonnes performances lorsqu’il était aligné.

Le conflit s’est ensuite durci à Manchester City, où Touré était pourtant une légende du club. Son exclusion de la liste pour la Ligue des champions, combinée aux déclarations enflammées de son agent Dimitri Seluk, a alimenté des tensions permanentes. Même les excuses publiques n’ont pas suffi à restaurer la confiance, et Touré n’a jamais retrouvé un rôle significatif sous Guardiola.

Après son départ, Touré a insinué que Guardiola avait des attitudes discriminatoires envers certains joueurs africains — des accusations que le Catalan a formellement rejetées.

Guardiola reste focalisé sur la Premier League

Fidèle à son habitude, Guardiola ne devrait pas répondre publiquement à ces nouvelles attaques. Ses priorités restent tournées vers la fin de saison et la tentative de maintenir Manchester City dans la course au titre de Premier League, un championnat qui semble déjà pencher du côté d’Arsenal.

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Gnatepe

Rédacteur en Chef du site web d'actualité gnatepe.com. rédacteur web, Web designer et Expert en communication digital, je partage les informations les plus utiles du quotidien.

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