La polémique impliquant l’influenceuse camerounaise Jessica Edima prend une nouvelle dimension. Dans un communiqué publié le 23 juillet 2026, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, a dénoncé avec fermeté certains comportements observés chez de jeunes filles sur les réseaux sociaux.
Bien que le document officiel ne mentionne pas directement le nom de Jessica Edima, sa publication intervient en pleine controverse autour de la jeune Camerounaise. Plusieurs médias camerounais ont ainsi présenté cette sortie du ministère comme une réaction indirecte à l’affaire qui agite actuellement la toile.
Le MINPROFF dénonce des contenus jugés inappropriés
Dans son communiqué, la ministre fait part de sa « profonde préoccupation » face à la multiplication de comportements qu’elle considère comme contraires à l’éthique ainsi qu’aux valeurs sociales et familiales.
Marie-Thérèse Abena Ondoa pointe notamment du doigt la publication de contenus inappropriés sur les plateformes numériques. Selon elle, certaines publications feraient l’apologie de la consommation de substances nocives, de la recherche du gain facile et de la dépravation des mœurs.
La ministre estime également que ces pratiques contribuent à banaliser la violence et l’immoralité. Elle condamne donc des agissements qui, selon ses termes, « n’honorent pas la jeune fille ».
Cette prise de position intervient alors que plusieurs vidéos, déclarations et accusations non vérifiées liées à Jessica Edima circulent abondamment sur TikTok, Facebook et d’autres plateformes.
La ministre rappelle que la dignité humaine est « non négociable »
Tout en dénonçant les dérives observées sur les réseaux sociaux, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille condamne également toutes les formes d’abus commis contre les femmes et les jeunes filles.
Elle rappelle que la dignité de la personne humaine doit être protégée, quelles que soient les circonstances. Le communiqué invite ainsi les jeunes filles à prendre conscience des conséquences que certains contenus peuvent avoir sur leur image, leur sécurité et leur avenir.
La ministre adresse également un message aux parents. Elle les appelle à prendre pleinement leurs responsabilités dans l’éducation, l’encadrement et la protection de leurs enfants, notamment face aux dangers liés à l’utilisation incontrôlée des réseaux sociaux.
Jessica Edima avait rejeté les accusations circulant sur la toile
Avant la publication du communiqué du MINPROFF, Jessica Edima était sortie de son silence pour répondre aux nombreuses rumeurs diffusées à son sujet.
La jeune femme a contesté les accusations formulées par certains internautes concernant ses activités et ses sources de revenus. Elle affirme travailler, exercer dans la vente en ligne et disposer de revenus immobiliers. Elle soutient également que ses passages dans différents hôtels étaient notamment liés à son intérêt pour la décoration intérieure.
Jessica Edima a par ailleurs demandé aux internautes de ne plus associer son nom à des ministres, députés ou autres responsables publics. Elle affirme n’avoir jamais entretenu de relation avec ces personnalités et dit craindre que la propagation de telles rumeurs lui cause de graves problèmes.
Ces déclarations n’ont cependant pas suffi à mettre fin à la controverse, qui continue de susciter de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux camerounais.
Le communiqué ne cite pas directement Jessica Edima
Il convient toutefois de préciser que le communiqué signé par Marie-Thérèse Abena Ondoa ne cite explicitement ni Jessica Edima ni une autre influenceuse.
Le ministère évoque, de manière générale, une « recrudescence » de comportements contraires aux valeurs sociales et familiales chez certaines jeunes filles. Le rapprochement avec l’affaire Jessica Edima repose principalement sur le contexte et la date de publication du document.
La sortie du MINPROFF apparaît donc comme un avertissement plus large à destination des jeunes utilisatrices des réseaux sociaux, des créatrices de contenus et de leurs familles.
Le numéro 116 mis à la disposition des enfants victimes d’abus
Dans son communiqué, le ministère rappelle également l’existence de la ligne verte 116, destinée à recevoir les signalements concernant des enfants victimes d’abus ou exposés à des situations dangereuses.
Le MINPROFF invite par ailleurs la population à soutenir la campagne numérique intitulée « Je protège l’enfant partout, fais de même ». Cette initiative vise à mobiliser les familles et les communautés autour de la protection des enfants.
Les services centraux et déconcentrés du ministère, ainsi que les Centres de promotion de la femme et de la famille, restent disponibles pour apporter une assistance aux personnes qui en ont besoin.
Le message final du ministère résume la position des autorités camerounaises : « Protéger une fille, c’est construire le Cameroun de demain. »
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